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Author Topic: Réaction à la réponse du ministre Hussein à la pétition E-1906  (Read 30 times)

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Maple Leaf Forever

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J'ai récemment pris acte de la réponse du ministre Hussein à la pétition E-1906 qui demande le retrait du Canada du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, que j'ai signée. La réponse du ministre de l'immigration (https://www.ourcommons.ca/Content/ePetitions/Responses/421/e-1906/421-03407_IRCC_F.pdf) étant pathétique, j'ai décidé d'écrire un courriel à Maxime Bernier, qui a parrainé la pétition. Je partage avec vous, nationalistes canadiens, mon message à M. Bernier. Je profite de l'occasion pour vous encourager à écrire à vos députés à ce sujet de même qu'à M. Bernier afin qu'il sache que nous sommes déterminés à ce que le Canada se retire du Pacte. J'appelle aussi le leadership de notre parti à saisir l'occasion pour faire connaître notre opposition au Pacte ainsi que notre vision de l'immigration au plus grand notre de Canadiens possible. Voici le texte envoyé dans l'intégralité.


Bonjour M. Bernier,

Je vous écris en tant que signataire de la pétition e-1906 demandant le retrait du Canada du Pacte des Nations Unies pour les migrations. Suite à la lecture de la réponse à celle-ci écrite par le ministre Hussein, je tiens à vous faire part de mon insatisfaction vis-à-vis cette réponse, dénoncer les nombreuses incohérences qu’elle contient et déboulonner certains des arguments mis de l’avant. Par l’occasion, je souhaite également m’informer de la suite de la démarche commencée par cette pétition.

Le premier paragraphe tente de minimiser l’importance du Pacte en le présentant plutôt comme un recueil de conseils et il insiste sur le fait que les signataires sont libres d’implémenter les mesures de leur choix. Or, cette description ne cadre pas avec la définition du mot « pacte », qui parle plutôt d’un accord solennel entre des parties et de convention; un synonyme étant contrat. Ainsi, un pacte implique une certaine imputabilité envers les autres signataires. Personnellement, je crois que le Canada doit demeurer souverain dans les compétences données en exemples par le ministre et éviter de se positionner de manière qui pourrait miner cette souveraineté. J’estime que nos dirigeants sont mieux placés pour mettre en œuvre des politiques qui sont en accord avec les intérêts du Canada et qui respectent l’opinion publique des citoyens plutôt que des organisations internationales et des pays dont les intérêts divergent des nôtres. Ensuite, le ministre explique avec suffisance que nos politiques sont actuellement bien alignés avec le Pacte à un point tel que la Canada a été pris en exemple dans la rédaction du Pacte, ce qui laisse croire que la situation migratoire changera peu. En plus de minimiser davantage l’impact de l’accord, ce passage est particulièrement inquiétant. La gestion de la crise des migrants illégaux provenant des États-Unis en dit long sur les nombreux problèmes qui affligent notre système d’immigration. C’est à croire que l’utopie selon laquelle nous pouvons secourir tous les miséreux de la Terre aveugle nos politiciens à un point tel qu’ils ne comptent pas l’argent public dépensé pour les accueillir, les nourrir, les loger – parfois dans des hôtels – et  les soigner et qu’ils ignorent les inquiétudes légitimes des citoyens et rabrouent leurs critiques à l’aide d’insultes. Dans ce passage, le ministre admet qu’il est satisfait de la situation et se félicite que ces pratiques se répandent. Glorifier un pareil chaos est irresponsable.

Le deuxième paragraphe commence par un appel à la popularité. Cependant, il s’agit d’un sophisme, pas d’un argument : ce n’est pas parce que 152 pays ont signé le texte qu’il s’agit d’une bonne idée de les suivre. Il poursuit en répétant à nouveau que la signature du pacte ne nous engage à rien et insiste fortement sur le fait que les pays demeurent maîtres de leurs politiques. C’est à croire qu’il y a si peu d’arguments en faveur du Pacte que le ministre sent le besoin d’invoquer le même à deux reprises. Plus haut, j’ai attaqué cet argument en me basant sur la définition des mots employés. Je vais plus loin en remettant en cause le concept même de cette entente : pourquoi signer un contrat qui n’attend rien des signataires, qui ne les lient pas et qui les laissent libres d’agir comme ils l’entendent? Au mieux, il s’agit d’une manière drôlement complexe de publier un livre blanc sur le phénomène migratoire et, au pire, une manière sournoise d’imposer la vision du monde d’organisations supranationales sur des États indépendants.

Le troisième paragraphe n’est rien d’autre qu’une salade de mots où le ministre répète les mêmes platitudes que lorsqu’il est questionné sur le sujet à la chambre des communes. Ressasser les mêmes slogans encore et encore ne les rend pas véridiques. Il commence par rappeler le titre du Pacte, ce qui n’a rien de rassurant. En effet, rationaliser et systématiser l’état des choses actuel en matière d’immigration serait une catastrophe : accueillir plus de migrants plus souvent pèserait trop lourd dans le budget déjà fortement déficitaire et irait à l’encontre de l’opinion publique. En mon sens, il vaut mieux d’abord prendre soins des Canadiens vivant dans la pauvreté avant de tourner notre générosité vers des étrangers. Il est honteux de remplir le peu de places disponibles dans des foyers pour itinérants avec des gens qui traversent notre frontière en parfaite connaissance qu’ils commettent un crime alors que des Torontois dorment dans la rue. Il est honteux de dire à nos vétérans qu’ils en demandent trop malgré les sacrifices immenses qu’ils ont faits et, du même coup, donner des millions de dollars publics à Omar Khadr qui incarne une idéologie fondamentalement opposée aux valeurs canadiennes que ces mêmes vétérans ont combattu avec courage. Après, le ministre tente de nous faire croire que la protection des frontières est une priorité du gouvernement, ce qui est ridicule. Actuellement, notre frontière est une véritable passoire traversée en toute impunité par des immigrants illégaux et où transigent des marchandises de contrebande notamment des armes à feu qui contribuent à la violence des groupes criminalisés. Si la protection des frontières était réellement importante pour le gouvernement libéral, les immigrants illégaux seraient arrêtés et poursuivis pour leur crime de violer notre frontière puis déportés plutôt qu’aidés avec leurs bagages par la GRC et les services frontaliers. Également, l’entente sur les tiers pays sûrs serait renégociée afin de clarifier le flou juridique qui l’entoure. Plutôt que de compliquer la vie des propriétaires d’armes à feu respectueux de la loi, le gouvernement donnerait les moyens aux policiers sur le terrain de déterminer la provenance des armes liées à des affaires criminelles et de démanteler les réseaux de contrebande qui les font entrer au pays.

Dans le quatrième paragraphe, le ministre décrit les bienfaits d’accueillir des migrants. Cependant, ses observations sont simplistes et induisent le lecteur en erreur. En effet, le ministre amalgame les termes migrants, immigrants et réfugiés afin d’effacer la différence entre les gens qui viennent au pays en suivant les règles établies par notre système d’immigration et ceux qui enfreignent nos lois et abusent de notre gentillesse. Il est difficile de croire que le ministre de l’immigration soit incompétent au point de ne pas savoir distinguer les différentes catégories de personnes faisant affaires avec son ministère. Je crois plutôt que cette association de termes est faite pour des raisons idéologiques. M. Hussein attribue quelques bienfaits des immigrants économiques légaux aux migrants illégaux qui traversent notre frontière. En plus d’être une insulte magistrale aux immigrants légaux qui ont traversé un long et complexe processus pour venir ici, qui travaillent fort pour se bâtir une vie et  qui sont intéressés à participer à la société canadienne, cette image des migrants illégaux décrite par le ministre est factuellement incorrecte. Pour commencer, l’immigration massive illégale est un phénomène très récent. Sur quoi se base le ministre pour affirmer de pareils constats? Cela ressemble plutôt à une façon de s’auto-congratuler, d’enlever du mérite aux immigrants légaux et de confondre les canadiens. Le Canada ne bénéficie pas économiquement de leur présence; les migrants reçoivent l’assistance sociale sans même avoir contribué au trésor public et tardent à se trouver un emploi, ce qui est inexplicable dans le scénario actuel de pénurie de main d’œuvre. Plusieurs n’essaient même pas d’obtenir un travail. Le Canada ne bénéficie pas socialement de leur présence; la population n’a pas été consultée quant à leur venue et ceux qui sont en désaccord sont de plus en plus stigmatisés. Le Canada ne bénéficie pas culturellement de leur présence; ceux-ci s’isolent et restent dans leurs communautés sans interagir avec les canadiens. Les migrants illégaux ne favorisent pas la croissance de la population active; certes, ils occuperont un emploi et ils auront des enfants, mais ils feront également usage du regroupement familial pour faire venir leurs parents âgés pour qui ce n’est pas le cas, annulant donc leur propre contribution et affectant même négativement la taille de la population active. Enfin, les migrants illégaux ne viennent pas au Canada pour pratiquer l’entreprenariat et créer des emplois, ils n’ont pas d’argent à investir et leurs faibles qualifications ne peuvent pas stimuler l’innovation. Ces qualités correspondent plutôt au profil des immigrants économiques légaux montrant à nouveau que le ministre ne sait pas la différence ou qu’elle lui importe peu.

Dans le dernier paragraphe, le ministre, conclue sa réponse avec plus de phrases creuses et d’arrogance, mais toujours peu d’arguments. Il commence par souligner que notre pays retirera des bienfaits de la meilleure gestion migratoire des signataires du Pacte, ce qui est sans doute vrai. Cependant, il omet de mentionner que nous pouvons profiter des mêmes avantages en ne signant pas l’accord. En effet, selon les propos du ministre dans cette même réponse, notre signature n’influence pas les décisions des autres pays et signer le Pacte ne nous engage pas envers eux comme leur signature ne les engage pas avec nous. Dans tous les cas de figure, chacun met en place sa propre gestion. C’est donc dire que les avantages que nous pourrions retirer serait le produit de la chance et du bon vouloir des autres États. De plus, la situation inverse pourrait survenir, c’est-à-dire que les pratiques d’un autre pays auraient des conséquences négatives pour nous. La seule manière d’influencer la politique migratoire d’un pays est de bâtir une relation bilatérale avec celui-ci et d’arriver à un compromis qui soit satisfaisant pour toutes les parties impliquées. Aucun mécanisme supranational n’est requis. Dans la dernière phrase, le ministre expose son entêtement à poursuivre dans cette voie en dépit de l’opinion publique, indiquant que l’avis des canadiens n’a pas d’importance pour lui.

En conclusion, la réponse écrite par le ministre Hussein à notre pétition n’est pas convaincante et ne justifie en rien la signature du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières par le Canada. Pire encore, la faiblesse de ses arguments et leur petit nombre ainsi que la facilité à les réfuter laissent croire qu’il s’agit d’une mauvaise idée de l’avoir ratifié. Malgré cela, le ministre s’est campé dans sa position et a quand même décidé d’étaler sa vertu et d’utiliser un ton hautain dans sa réponse. Je crains que la délégation canadienne ait signé le Pacte pour des raisons idéologiques plutôt que de représenter l’opinion publique et l’intérêt national canadien.

Au plaisir de lire votre réponse, M. Bernier.

Meilleures salutations,


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